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Un projet d’ecocentre dans les Vosges

Introduction

vendredi 16 juillet 2010, par Pascal Depienne

Un aménagement en permaculture est toujours le fruit d’une rencontre, ici, il s’agit d’une pré-étude devant être intégrée dans une offre globale que Gérard Verret (association Jardin Gourmand) fera à la commune : jardins, mais aussi bâtiments avec prévisions de programme de stages et simulation financière (investissements et fonctionnement).
pour voir les photos : rdv sur http://pascaldesign.permacultureweb.fr

Cette pré-étude envisage deux possibilités, la première est celle présentée sur ce site, la seconde est une alternative se contentant du bâti existant et d’une extension pour une table d’hôte.

Le projet dans son ensemble se propose de développer un écocentre de formation en agroécologie et une table d’hôte (évolutionéventuelle vers un restaurant) spécialisée dans la cuisine des plantes sauvages.

Il est évident qu’entre les plans d’aménagements et la réelle mise en oeuvre, certains éléments du design pourront être améliorés, supprimés et ajoutés. L’observation qui précède un tel travail est trop courte pour anticiper tous les enjeux et permettre une observation consciencieuse des conditions locales (un an...), le terrain n’ayant été cédé à la commune que très récemment.


Le Jardin des Quatre Bonheurs

Ce centre de formation accueillera ponctuellement des stagiaires et des visiteurs ainsi que des volontaires et des permanents qui participeront à l’évolution du projet. Le site exposera à la fois une vitrine pour différentes techniques agricoles, de jardinage, de conservation et de transformation, mais aussi un pôle d’observation de la vie sauvage pour les parcelles préservées de toute intervention.
La volonté principale de Gérard est de mettre en avant l’aspect pédagogique et que les espaces cultivés, comme les espaces protégés, soient prétexte à un enseignement ou à une sensibilisation à l’écologie.

La nature et la nourriture étant au coeur de l’homme et du projet, c’est donc surtout à travers la dégustation de cuisine « sauvage », évoluant au fil des saisons, que le jardin des 4 bonheurs saura sensibiliser ses visiteurs à la beauté fragile d’un environnement « nourricier » auquel nous sommes intimement liés. Après avoir stimulé quatre de nos sens, le point culminant de la visite (et du site) sera donc un repas gastronomique « sauvage » au restaurant des 4 bonheurs. Le bâtiment sera « naturellement » construit en accord avec une éthique écologique rigoureuse : valorisation de matériaux et de savoir-faire locaux, utilisation de techniques de construction naturelle et bioclimatique.

C’est avec ces quelques éléments en tête que j’ai fait ce plan d’aménagement, certaines stratégies ou techniques sont développées sur de trop petites parcelles pour être réellement productives mais c’est dans le mélange successif de ces techniques vues à la loupe que le visiteur peut s’initier aux alternatives et faire son choix. C’est en tout cas l’orientation choisie par M. Verret pour les plans. Le terrain de la Croix aux Mines s’organisera, entre autre, autour de ces quelques axes :

- Une gestion agro-sylvo-pastorale (agriculture-pâture-foresterie) du paysage qui est notre héritage culturel écologique : utilisation de cochons pour préparer le sol, traction animale, agroforesterie...
des prairies non-entretenues ni pâturées où l’on pourra observer les successions végétales.
- Un petit éco-village de yourtes (utilisation des technologies appropriées)
la culture d’un maximum de plantes pérennes assurant une base alimentaire sûre et sans interventions (forêt comestible), y compris pour les animaux (plantes fourragères).
- Une ferme pédagogique où l’on pourra observer et apprendre des techniques de transformation, de conservation et « un » mode de vie sain, écologique et durable.
- Un conservatoire de la biodiversité à travers le verger conservatoire, le rûcher, l’utilisation et la récolte de semences de variétés anciennes de légumes, les mares et leur écosystème aquatique ainsi qu’ une attention toute particulière, j’en suis sûr, pour les plantes sauvages...

Pour l’ensemble des constructions, quelques objectifs durables :

- Valorisation totale de l’eau de pluie ou de source (micro-filtration)
- Constructions bioclimatiques et naturelles (utilisation de matériaux locaux).
- Autonomie énergétique (panneaux et chauffe-eaux solaires + éolienne)+ technologies appropriées. Cette autonomie énergétique comporte moins de risques dans le cadre d’une démarche décroissante.
- Gestion locale des déchets et des eaux grises.


Les plans - des annexes ont été fournies comprenant entre autre une planification possible, des listes de plantes adaptées aux conditions locales et classées par catégories d’utilisation :

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