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Les thaïlandais et la physique quantique

vendredi 23 février 2007, par Pascal Depienne

Quatre jours de traitement intensif, à coups de couleurs vives, de températures médicinales et d’herbes aux effluves de paradis, une pincée d’épice par ci et une bonne poignée de canfre par là. La recette n’est complète qu’en s’assurant une forte dominance de nos condiments favoris : le sucré de ces fruits que le soleil semble avoir épousé, et le salé de cette mer capricieuse qui ne se lasse d’avancer ni de reculer. A marée basse, de ce côté de l’île que l’on apprécie pour sa tranquilité, il nous faut parcourir des kilomètres pour perdre pied et une bonne cinquantaine de mètres pour tremper ne serait-ce que les zones sensibles. Au contraire, lorsque de petits clapotis se font entendre et que la mer atteint les rochers qui longent la plage, c’est comme si elle déroulait son grand tapis pour nous inviter à la rejoindre. Sa situation géographique et climatique (tropicale et dans un archipel) font de cette mer une de ces immensités turquoises qui vous enveloppe de cette douceur et de cette chaleur presque maternelle, évoquant probablement aux plus imaginatifs d’entre nous le temps passé dans le placenta originel à température corporelle. Sûrement une des périodes les plus confortable de notre existence.

Nous avons ainsi passé ces quatre premiers jours à l’observer attentivement afin de nous adapter à son rythme et d’être plus ponctuel. N’est-ce pas à elle de décider puisqu’ elle alimente et protège ceux qui vivent ici ? N’est-ce pas au soleil que nous devons toutes ces couleurs et toutes ces saveurs ? Alors on se soumet facilement, on obéit sagement. Normal, on en profite bien. Et puis, malgré les nombreux pièges que nous lui posons : que ce soit les Calamaris, ces bateaux que l’on voit briller le soir de leurs milliers de Watts pour attirer les calamars à la surface, ou encore ces gigantesques filets si fins que même les plus petits s’y font prendre, cette mer, la p’tite-mère qui embrasse l’archipel de la Thaïlande, reste zen et accueillante. Elle n’a pour sûr rien à envier à ces immenses et menaçants océans car même si elle est petite elle est bien assez grande, et son calme est plutôt apprécié. Elle, c’est un ciel bleu qu’elle reflète et une vie pleine de couleurs qu’elle abrite. Et puis pour compléter le tableau, il faut ajouter que les gens d’ici, qui vivent de la mer et du tourisme, exploitent encore le Golfe de Thaïlande avec une relative insouciance et une certaine joie de vivre. En même temps, force est de constater qu’ ils réalisent déjà les conséquences de l’ouverture de leur marché et tentent difficilement d’imposer quelques mesures protectionnistes. C’est du moins ce que nous avons appris hier au cours de notre dîner au restaurant de notre voisin Pii-rat. Par exemple, pour qu’un Fa-rang (étranger) achète un terrain dans le coin, il lui faut l’acheter en partenariat avec un thaïlandais et seulement 49% pourront lui appartenir. Or, pour rester dans la magouille, j’ai un ami de Chine qui m’a confessé avoir acheté des terrains à Kho-samui, l’île voisine, et avoir partagé les 51% entre plusieurs thaïlandais faisant ainsi de lui le propriétaire majoritaire. Ainsi, les autres propriétaires de cette terre n’auraient plus qu’à se taire. Mais restons terre-à-terres, la terre devient chère et, peu à peu, peu d’entre nous deviendront propriétaires terriens. Au mieux locataires, et de terres taries... Mais qui va faire taire la terre ?

Dans ce pays ou l’immigration n’a pas le même sens que chez nous, les gens regardent toujours à la fois avec dédain et avec envie l’image que véhiculent ces touristes provenant de pays développés. On a même fini par nous mettre dans des boîtes nous aussi. Ainsi, dans les zones les plus touristiques, pour peu que l’on essaye de s’aventurer au-delà des limites du simple touriste chaleureusement accueilli et au porte-monnaie toujours ouvert, un étranger ne sera jamais qu’un étranger. En même temps, même si c’est décevant, ça n’est pas vraiment gênant à court terme. J’en ai fait l’expérience le jour ou j’ai accompagné notre voisin, un trentenaire fort sympathique propriétaire d’un restaurant vraiment pépère ou nous allions manger presque tous les jours, à une événement presque religieux pour certains : un combat de coqs. En fait, j’ espérais surtout passer un peu de temps avec lui et faire un peu plus connaissance, pensant qu’il serait content de m’initier à son activité préférée. Bref, je me voyais déjà boire des bières en pariant tout mon argent en toute confiance. Une fois sur place, je me suis fait largué comme une vieille sacoche et n’ai pas mis longtemps à m’apercevoir que si les étrangers étaient « tolérés », c’était plutôt côté buvette. Mon collègue m’a fait comprendre (par des gestes ou des suggestions pas très subtiles) que nous n’étions pas invité à nous joindre au reste des participants. Heureusement, j’ai rencontré deux finlandais de mon âge avec lesquels j’ai passé un assez bon après-midi. Peut-on vraiment les blâmer lorsque l’on sait que l’injustice qui les frappe ne leur permet pas d’aller se faire leur propre opinion et que les spécimens importés présents ne sont pas forcément les meilleurs et ne viennent pas nécessairement pour y apprécier le mode de vie local. Malgré tout, il est certain que par les temps qui courent, il fait toujours meilleur être français qu’ américain,, ou israélien. Enfin bref, c’est toujours la même histoire, ils oublient que nous aussi nous avions des traditions et des modes-de vies plus conviviaux et plus humains et ils sont en train de devenir malgré eux ce qu’ils détestent le plus chez nous : individualistes, profiteurs et même riches pour les heureux propriétaires de terrain. Et c’est alors que Dieu créa l’ issue de secours !!!
Du moins, espérons, pour eux comme pour nous, que l’on en reviendra de tout ce « progrès ».

Heureusement, Koh-Pha-Ngan, ce bout de terre jaillissant de la mer, offre une terre encore trop isolée pour y construire de monstrueux complexes industriels, elle protège une réserve de vie où l’on retrouve un éco-système en danger mais encore quasi-complet. A la fois trop complet peut-être, car s’il est menacé aujourd’hui, c’est parce qu’il contient ce rouage défaillant, cette pièce peut-être bon marché qui se tient droit sur ses deux pattes arrières, la tête haut perché, et qui, il faut l’avouer semble à nouveau courber l’échine. Cette dégénérescence est très bien illustrée sur ces fameux T-Shirts que l’on trouve partout en Thailande et qui représente l’évolution du singe se redressant peu à peu pour devenir l’homo-erectus, puis se poursuivant en sens inverse de cet homme droit et fier vers un homme voûté, assis devant son ordinateur. On peut y lire le texte suivant : « something wrong happened somewhere »...
Un vieux sage a dit que le seul défaut qui fait de l’homme la seule espèce à ne pas être capable de coopérer de manière durable, que ce soit avec les autres membres de son espèce ou avec la nature, c’est sa conscience de sa finitude. Pour être honnête, je pense que le développement, la croissance, le capitalisme, l’industrie, le libéralisme, le consumérisme, tous ces facteurs, ces multiplicateurs, ces stimulants, semblent intensifier le processus exponentiellement. De plus en plus de besoins, des gens de plus en plus grands et gros, de plus en plus d’énergie, de plus en plus de pouvoirs et de puissance, de plus en plus d’armes nucléaires, de plus en plus de catastrophes naturelles. Et puis bizarrement, les gens font moins d’enfants, les enfants sont de plus en plus fragiles et les vieux de plus en plus légumes, nos sens sont diminués et nos systèmes immunitaires plus faibles, nous devenons de plus en plus dépendants de nos institutions si bien que nous en perdons le contrôle... le monde va imploser, c’est tout ! Ce sera le Big-Bang à rebours, soit le Bang-Bing de la mort ! Toute la matière s’unira à nouveau dans le vide, nous, matière vivante et morte, ne ferons plus qu’un, dans l’absence de matière, dans la non-matière, pour des siècles et des siècles. Et puis peut-être que le Big-Bang, à l’échelle de l’univers, n’est qu’une petite étincelle, une goutte d’eau qui s’écrase au sol, et un véritable festival incessant de Big-Bangs et de Bang-Bings. Des milliers d’univers parallèles à la seconde...pop !...pop !... pop ! Pop ! La réaction chimique totale et infinie. Puis nous redeviendrons matière (ou pas) dans un monde parallèle ou Dieu s’amusera à nous changer en cafards pour voir si nous ferions encore les malins.

Revenons à nos cocos, j’ai oublié de vous dire à quel point nous sommes bien installés dans ce petit bungalow de bord de mer à 200 euros par mois, nous bénéficions même de TV5 et du satellite, gratuits pour quelques jours aux frais du précédent locataire. C’est pratique, ça sert d’antivol quand nous nous absentons. Et puis à notre retour, nous avons le droit à nos cinq minutes de marée noire et nos cinq minutes de Nicolas Hulot, éventuellement nous sommes tenus au courant des déclarations de guerre américaine afin de ne pas prendre le mauvais avion au moment du retour (date limite pour l’Iran, en avril semble-t-il) . Ca n’a peut-être pas le charme de la petite cabane en bambou qui nous a abrité la première nuit, mais c’est moins cher et plus confortable quand tu payes au mois. Et puis faut pas croire, s’il y a un tel confort dans le coin, c’est que les familles thaïlandaises qui sont les heureux possesseurs de terrains sur cet îlot font de sacrés bénéfices (la combinaison de ces deux mots me fait sourire) pour peu qu’il y est une clientèle. Malheureusement, beaucoup sourient un peu trop aux clients et à leurs gros porte-monnaies et un peu moins à cette terre qui leur a donné leur chance.

Une chance non moins grande nous a été donnée, celle d’être né en France, un pays occidental qui sous certains aspects (pas sur d’autres)nous ouvre bien plus de portes que ces pays plus modestes le font pour leur populace, au moins d’un point de vue purement financier. Comme un pouvoir qui peut-être abusé ou bien mis à profit (profit ??) en le partageant. Je tiens à dire qu’au passage, nous avons perdu d’autres pouvoirs non-moins importants : celui de relativiser, d’être disponible...et la convivialité avec tout ça. Certains diront que chez eux, c’est encore sympa et tout ça, mais quand on voyage, on prend meilleure conscience des proportions. Le bien-être est-il un art du passé ?

L’immigration a l’avantage incontestable d’apporter des richesses inestimables aux pays qui l’accueille, elle enclenche un mécanisme de partage et fusion qui facilite l’évolution (positive devrais-je ajouter). Elle donne de la perspective, elle ouvre les esprits, met à l’épreuve la tolérance des locaux et les libère plus ou moins consciemment de leur conditionnement culturel, leur faisant ainsi bénéficier d’un savoir qui semble plonger les autres pays plus isolés dans une ignorance fatale à leur esprit critique (je pense notamment à nos amis chinois). J’espère que cette phrase communiquera suffisamment bien l’idée qu’elle est sensée faire passer car encore faut-il prendre conscience de tout cela, car il est vrai que l’aliénation (quelle qu’en soit la forme) aveugle et a aveuglé un bon morceau de ce pays qui combattait le fascisme il y a à peine plus de 50 ans. Nos grand-parents ont vécu cette guerre et pourtant, ce sont souvent eux, les derniers combattants du fascisme, qui nous emmerde sur les routes et dans les urnes. Entre protectionnisme, libéralisme (pas uniquement au sens économique du terme)et fascisme, il y a des frontières obscures telles que celles qui séparent le Yin du Yang, car on oublie souvent qu’à trop vouloir protéger, on finit par enfermer. Si on étend un peu le principe, plus on a peur de la mort, moins on vit bien. Pourquoi pensez-vous que nos adolescents se tournent vers les sports extrêmes, ils ont déjà compris ça. Vous allez peut-être vous dire que je vous saoule avec ce fameux mais simpliste concept d’ équilibre-harmonie, mais ne commence-t-on pas à voir dans tout ça comme un puzzle dont les pièces sont interdépendantes et doivent garder une place bien propre sans empiéter les unes sur les autres. D’où peut-être ces expressions fatalistes un peu partout sur les visages d’hommes et de femmes occidentaux blasés qui parfois réalisent leur petitesse après s’être vu comme des mini-dieux qui ne croyaient en rien d’autre qu’en eux-mêmes. Juste après avoir cru au père Noël. Il faut grandir un peu, non ? Déréponsabilisé ? Non, jamais. Un grand enfant consommateur qui croit toujours que le bonheur est à venir, voilà le citoyen idéal. Et puis on croirait se soigner à coup de divertissements, de médocs, de confort, de sécurité, d’ambition, d’illusions, d’images... encore plus dépendants, on vous rend malade et on vous soigne. Mais combien de plaies allons nous continuer à soigner comme ça ?
Rien n’est plus énervant que ce sourire arrogant et condescendant sur les faciès de quelques privilégiés qui peuvent continuer à nourrir cette idylle démoniaque, de bataille vaincu d’avance, de confiance en l’humanité. Nous sommes tous malades, mais nous essayons de nous soigner. Il y a donc ceux qui font abstraction de leur conscience parce que ça les arrange et ceux qui le font par manque de temps, de perspective, par soumission ou manque d’éducation, en tout cas par non-choix. Ne connaître que sa propre réalité ne permet pas d’avoir une compréhension globale, alors disons que si l’éducation obligatoire remplissait son rôle, il me semble que de plus en plus de gens crieraient au scandale.

Les vrais veinards sont ceux qui échappent à tout ça et se préserve de ces deux catégories, ceux qui plaignent les uns et critiquent les autres, c’est qu’ils prennent en fin de compte bien soin d’eux. « De toute façon, ça a toujours été comme ça » diront certains, chacun pour soi, il n’y a pas de vérités universelles... blablabla.. pas besoin de dessin, depuis quelques temps déjà, la science est la religion de l’homme pour l’homme et avec l’homme pour dieu, maître incontestable. Une époque révolue qui devrait laisser place, selon certains positivistes, à un éveil « spirituel », un éveil qui permettra à l’homme de voir dans cette variété de religions à notre disposition des facteurs communs, de voir l’unicité dans la diversité et l’essentiel dans l’abondance. Espérons, si nous le pouvons encore, que s’il y a changement, ça se fera de notre propre initiative, car un changement imposé ferait sûrement d’incalculables et sûrement d’irréparables dégâts.

Le sage n’étant pas logé au rang de pop-star, il n’a que peu souvent l’occasion de nous rappeler que nous ne voyons que la face visible de l’iceberg et qu’ « il y a tellement que nous ne connaissons pas encore, tellement plus que ce que l’on connaît déjà, qu’un certains nombres d’hypothèses sur lesquels notre réalité est fondée se révéleront sûrement absurdes dans le futur ». C’est avec cette modestie que ces peuples encore « en développement » se représente la réalité, avec un espoir infini en l’avenir et une peur non moins grande du prix à payer. Les thaïlandais, du moins ceux qui nous ont été permis de fréquenter sur l’île, ne donnent pas l’impression d’attendre autant le mieux qu’ils ne sont satisfaits du présent, peut-être parcequ’ ils ont déjà un climat qui nécessite moins de confort matériel ou bien que le fameux « développement » que out le monde bénit soit une atteinte à l’humanisme, au sensoriel, au physique et à la joie de vivre. C’est une idée qui fait son chemin chez certains intellos anarchistes. Mais quand je dis « intello », il s’agit moins d’une qualité dotée de vertus que d’un pouvoir et je tiens à remettre les choses à leur place, il s’agit simplement de quelqu’un qui a appris à faire travailler ce muscle qu’on appelle cerveau.

Ici, en Thailande, il est dit que les moines reçoivent une très bonne éducation et que les enfants des familles désavantagés (mais par choix quelquefois) sont envoyés faire leurs lettres au monastère, revêtant ainsi une toge orange et la boule à zéro de circonstance pendant quelques années. Pas de doute pour ma part quant à leur ouverture d’esprit, car que ce soit en Thailande ou au Laos, les moines ont en général un bon niveau d’anglais et sont de bons interlocuteurs. La modestie est un de ces héritages du passé que ces peuples asiatiques encore conscient des réalités de la vie (ou de la survie devrai-je dire, mais la différence n’est pas énorme), et ils sont doués de capacités et d’un esprit pratique bien supérieurs aux nôtres. Nous on travaille pour gagner de l’argent et, accessoirement, cet argent nous sert à survivre ; d’où une arrogance à penser que nous avons dompté la vie au moins proportionnelle à notre alliénation car en domptant la vie c’est nous même que nous avons dompté et nous voilà devenu de simples pousseurs de boutons, changeurs de plaquettes, remplisseurs de formulaires...se satisfaisant trop souvent du « y a pire ! » quand je vois le respect que les gens avait pour la profession de boulanger et le travail d’un manutentionnaire de chez Harry’s (au 3/8), j’ai peur. D’autant plus qu’avec tous ces métiers débiles, ces outils, un système et une vie de plus en plus complexe, plus rien n’est à notre portée et les gens, en plus rester béhats devant les prouesses technologiques, développent des pathologies « de société » (schyzophrénies, psychoses, névroses, obsessions, dépressions) dont certains passent leur vie à en chercher l’origine ou à traiter les symptômes. Quant on est plus capable d’anticiper parce que tout est devenu trop compliqué, que la machine ne marche par pour nous mais que nous travaillons pour la machine (l’économie), on observe les dégâts et au mieux on panse les plaies. Cette modestie devient fierté lorsqu’un local te décrit l’européen comme quelqu’un qui tire la gueule et qui ne sait plus partager sans compter, car il t’observe, lui, allongé sur son hamac, après t’avoir salé l’addition.
C’est aussi avec cette même modestie que ceux qui s’intéressent à la physique quantique commencent à remettre en questions des milliers d’années de science et le fondement même de notre réalité, de nos sociétés, systèmes politiques, systèmes de croyances... c’est l’impression que m’a donné un documentaire sur l’avenir de la science avalé tôt ce matin avant de me coucher, assis sur le matelas de yoga qui me sert de couchette, au sol, le portable sur les genoux. Je ne m’endors jamais devant un film ou un documentaire (presque les seuls supports vidéos auxquels j’accorde encore de l’intérêt), mais j’aime à m’endormir, le pétard à la main, après une petite dose d’émotion ou un documentaire bien ficelé.

Une autre idée farfelue énoncé dans ce document mais qui mérite malgré tout réflexion, c’est cette hypothèse, ou pour certains une conviction libératrice, que nous sommes tous une seule et même conscience, matière et non-matière, du vent, de la poudre d’étoile participant à une éternelle expérience de chimie, que l’on peut voir et vivre comme une série de tours de magie ou encore comme une lutte constante entre les éléments. C’est un feu d’artifice mystérieux, une dégénérescence en marche, un spectacle des plus surprenants ou une cascade de réactions chimiques prévisibles... de quoi attiser au moins notre curiosité !

Selon nos « quantiqueurs », nous ne voyons que ce que nous connaissons déjà et sommes capables de comprendre, ce ne sont pas des images qui reste en mémoire mais plutôt des concepts, des idées auxquelles sont attachées des images et informations pertinentes (odeurs, sons...), comme un programme puissant doté de conscience. Ce qui veux dire que si tout ce que nous ne connaissons pas et ne comprenons pas n’existe pas ou ne fait pas encore parti de notre réalité, c’est que nous filtrons une majeure partie des informations perçues. C’est ainsi que les indiens n’auraient aperçu Christophe Colomb et sa flotte qu’au dernier moment, le bateau n’existant pas encore pour eux, il leur a fallu le voir de près et le comprendre avant que ça ne leur devienne évident. C’est donc la conscience qu’il faut élever et l’homme lui même qui doit évoluer, pas ses institutions ou ses outils technologiques, il me semble qu’il faudrait ainsi recentrer l’ éducation sur l’observation plutôt que sur l’expérimentation aveugle et sur une vision du tout plutôt chaotique qu’ ordonnée (car choisir un ordre serait déjà choisir un conditionnement). Si l’on en croit nos spécialiste du quantum, une des étapes ultimes de notre conscience serait de « prendre conscience » que nous créons notre réalité. Mettons nous au boulot tout de suite alors !!! Et nous nous réveillerons peut-être un jour complètement libres, car je ne suis pas sûr d’avoir bien compris et donc que tout cela fasse vraiment partie de ma réalité. Un tort peut-être, mais ce qui me dérange le plus là-dedans et même si ça ne heurte pas mon éducation catholique qui confirme bien que dieu est derrière toute chose, c’est que même si l’homme est mis face à ses responsabilités en créant sa réalité, il est aussi, surtout et toujours Dieu créateur.

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