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Agriculture biologique/ on m’aurait menti ???

De l’exploitation à la cohabitation, de la domination au respect

vendredi 18 mai 2007, par Pascal Depienne

L’agriculture biologique est basée sur la gestion rationnelle de la fraction du sol, dans le respect des cycles biologiques et de l’environnement, tenant compte des connaissances en écologie pour une production de qualité, équilibrée, plus autonome, plus économe et non polluante.

En France, le décret du 10 mars 1981 la définit comme étant une « agriculture n’utilisant pas de produits chimiques de synthèse ».

Comme le souligne la définition de wikipeda, "agriculture biologique" est un pléonasme. En plus de ne rien signifier, les normes "biologiques" d’aujourd’hui sont loin d’être suffisantes pour avoir un rapport de respect avec la nature. Certains puristes (pas tant que ça) vous expliqueront que de par la taille même des exploitations agricoles (le terme lui-même) on reste toujours loin d’un idéal humaniste et permaculturiste. Il faut des dimensions plus humaines, plus intensives et moins extensives, plus efficaces et plus durables.

La permaculture, on me l’a suffisamment répété, n’est pas du jardinage, c’est de la conception de système, du design incluant tous les éléments connectés ensembles et interdépendants (comme par exemple maison/homme/jardin/animaux/potager/énergies/eau...). Cela va dans le sens de l’évolution, car nous nous apercevons aujourd’hui que d’isoler les disciplines a longtemps été une erreur (comme la psychologie et la linguistique). L’agriculture "respectueuse" est donc inclue dans la permaculture.

En effet, et c’est aussi là que la permaculture va plus loin, l’agriculture biologique est devenu une norme s’arrêtant à la "non utilisation" de produits chimiques : cela signifie que l’on cesse de polluer les sols, [*mais cela ne propose pas de solutions à l’appauvrissement des sols.*]

Cela dit, acheter "BIO" est très "fashion" et cela encourage nos spécialistes du marketing (supos de ...) à "BIOifier" le marché et par conséquent à encourager l’arrêt d’utilisation des produits chimiques sur les terres. Un premier pas urgent !

Et puis, si vous prenez le temps de chercher une association genre AMAP dans votre coin, vous ne le regretterez pas ! Et vous encouragerez en même temps un vrai potentiel de changement en France, le monde associatif !!

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