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Mon premier projet : une plateforme pur bambous sur pilotis

dimanche 4 mars 2007, par Pascal Depienne

Après avoir jeûné pendant quatres jours, un choix que j’ai fait pour plein de bonnes raisons, je me suis retrouvé avec de nouvelles énergies que j’ai tout de suite voulu exploité. Avec l’appétit que j’ai eu ces derniers jours, je n’ai pas mis longtemps a retrouvé mes kilos perdus. Cela faisait presque trois semaines que j’étais au Pan Ya Project (nouveau nom) et j’avais terminé la réalisation de leur site web.
S’ajoute à cela le besoin d’avoir un endroit un peu éloigné des locaux communs se faisait sentir et les visiteurs des peut-être deux prochaines années (au mieux) pourront bénéficier de ce petit espace à l’ombre des bambous et bord d’un cour d’eau (accessoirement frigo).

- Ce petit espace qui est prévu pour supporter un hamac en travers avec une moustiquaire pourra servir à se retrouver en nombre réduit, méditer, faire du yoga, boire un café des tribus locales, fumer le tabac local etc...

- Au delà de l’aspect purement fonctionnel de l’objet, l’objectif était d’utiliser uniquement les matériaux qui étaient à notre portée et faire au plus local possible. Pas de clous ni de fils de fer, simplement une machette, une scie, un marteau et des bambous.

- Il s’agissait aussi pour moi d’une prise de conscience au niveau des proportions : temps de travail, connaissances de base en matière de construction et coups de mains (machette, marteau, fabriquer de fines lanières de bambous et enfin nouer). Les deux dernières étapes étant les plus longues et les plus rigoureuses car les lanières de bambous ne se fabriquent pas facilement, elles recquièrent une infinie précision avec la machette, vous rabbote le bout des doigts (je suis un gars de la ville après tout) et ne se manipulent pas comme de la cordelette. Il faut un sacré coup de main pour les attacher convenablement, il faut voir certains locaux le faire, il y a réellement des maîtres de la machette et de tous ces petits savoir-faire qui permettaient aux gens de s’auto-suffire.

- Avec un petit projet comme ça qui prend déjà quatres jours, on assimile quelques notions indispensables et transférables à d’autres d’activités. Le fait que le processus soit lent permet de le décortiquer et de l’analyser minutieusement : les trucs à faire, les trucs à pas faire, les notions de proportions (temps de travail, matériaux, acquisition de savoir-faire...

- Tout Cela m’a permis, aussi et surtout, de passer du temps avec des collègues de cette communauté ou de celles d’à côté qui m’ont beaucoup appris et avec qui j’ai passé de bons moments.

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